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Empty full circulation – 2016

CD digisleeve – 5 tracks – 34:00

Available as CD and vinyle
A wink to the town of Randan and its forest, its abandoned castle, this woman found dead, a strange hedgehog legend and all these amazing stories!
Recording/mixing : Etienne Mazoyer & JackDupon @studio « Bienvenue au Tibet »
Paul Sears played drums on Burst balloon
Paul’s drums recorded at his Arizona studio by Joshua Medina
Mastering : Alex @ Altho-Studio Lyon
La Boîte à Malice/Transit Music Group/Nova records
Artwork : Fanny-Ho & Kadah

 

Reviews

Clair & Obscur

Music in Belgium

chromatique net

Babyblaue

artistsandbands

Cela fait maintenant plus de dix ans que les Bougnats de Jack Dupon étrennent et traînent leur rock foldingue et jubilatoire, et toujours pas une ligne dans Clair & Obscur ! Autant vous dire qu’avec la sortie le 21 mars dernier de Empty Full Circulation, leur cinquième album studio, et l’arrivée d’une nouvelle année placée « sous le signe du V » (allusion à notre regretté rédac’ chef, mais aussi à d’autres farceurs un tantinet loufoques et lubriques, ceux du Klub des Loosers), il était temps de laver l’affront et de lever le front du Rock In Opposition. Car c’est bien de cela qu’il s’agit avec Jack Dupon, du RIO, cette musique qui se propose de « faire du rock autrement en s’opposant à l’industrie du disque ». Et vu l’état de l’industrie du disque, le programme devient délicieux et quelque peu crématoire. Autant enfoncer le clou, activer les brûlots, faire feu et fi de tout bois et autres hautbois pour mettre en lumière joyeuse une musique sortant des sentiers battus et des fichiers mp3 abattus !

Avec cet album d’à peine 35 minutes, nous voici revenus au temps des vinyles d’un siècle passé et d’une décennie 70 dépassée dont tout le monde veut néanmoins aujourd’hui se revendiquer, histoire de dire que la musak de John Doe a une authenticité, voire une paternité incestueuse, évitant de se plonger dans le concret des airs proposés de déserts opposés et de trop de desserts posés à la fin de repas mélodiques en définitive insipides… Jack Dupon persiste et signe, marquant l’atonie musicale illusoire d’un anonymat permettant tous les excès, les abcès et les procès. Jack Dupon sont les enfants illégitimes et bâtards des Gong, Frank Zappa, Can, King Crimson et autres et de quelques rares français égarés comme Etron Fou Leloublan ou même Raoul Petite dans leur version la plus corrosive.

Empty Full Circulation. Rien que le titre. Vous n’allez pas me dire, on tourne en rond, c’est plein et vide, ça circule, circulez, il n’y a rien à voir ! Jetez-vous sur un tribute band qui n’a rien de mieux à faire que de tenter la copie la plus conforme qui soit d’un groupe illustre surtout pour le cash-flow qu’il a pu, peut ou pourra encore générer. Circulez, on vous dit, Jack Dupon est hors de ces modes démodées que de vieux mods essaient de modeler pour de mous adolescents génétiquement modifiés à l’Audition Définitivement Nulle qui ne font plus la différence entre la copie et l’originale (tiens tiens, ça promet en 2017 !) et qui trouvent si original, justement, de n’avoir rien d’original. C’est comme si les générations se suivaient à rebours, et comme si les vieux cons génitaux et génitifs copiaient justement l’ADN de leurs bambins en n’écoutant plus rien d’inédit, mais juste du congénital (voire du quand j’ai trop bu, comme le disait, bien bourré, Pierre Dac répondant à Francis Blanche). Et si une blanche vaut une demi-noire, nous n’avons plus qu’à distiller le commun, le vulgaire, le trop-entendu, le déjà-fait, la copie conforme…

Sur ces arguties bizarroïdes, il est encore temps de parler de cet Empty Full Circulation. Le quatuor enfonce ici le clou d’un style, d’une patte, d’une marque surtout pas déposée, mais qui commence à être reconnaissable. Une rythmique basse-batterie puissante (ils disent même avoir enfin « mis la grosse caisse en même temps que la basse »), deux guitares épileptiques et quatre chanteurs intervenant dans un sabir mécanique mélangeant allégrement français et anglais. EFC parle de la ville de Randan, près de Vichy (l’instrumental « Six Feet In Randan ») – dont on voit notamment le château à l’abandon sur un magnifique dessin à l’ouverture du digipack – et de la forêt qui l’entoure (« Broken House »), de légendes autour de bêtes monstrueuses (« The King Hedgehog »), d’un aspirant footballeur devenu serial killer (« Burst Balloon »), ou du gentil mais bionique Jeremy (« Flowery Way ») ! Enregistré dans leur studio (Bienvenue au Tibet) et masterisé au Alto-Studio de Lyon, la qualité de la production est indéniable, rendant l’écoute agréable et distincte dans un joyeux bordel sonore bien foutraque estampillé Jack Dupon.

Jack Dupon fait du Jack Dupon (avec ou sans D, avec ou sans T, mais avec une sorte de polio aggravée par un syndrome parkinsonien). Chacun pourra trouver les ingrédients garantis sans OGM dans une longue filiation entre RIO, art rock, progressif, krautrock, zeuhl, et j’en passe. Jack Dupon, c’est plutôt OMG (Oh My God). Alors, sortez de vos venelles battues et empruntez les sentes battantes d’un quartet qui se définit lui-même comme « accidentel (accidenté ?) ».

Henri Vaugrand

13 février 2017

Alertez la Croix-Rouge, Jack Dupon est de retour! Nous avions laissé les Auvergnats fous au moment de leur dernier opus « Tête de chien », paru en 2014. Ils reviennent avec un nouvel épisode de leur vision musicale du monde, faite de folie douce, de rock progressif halluciné et d’humour aigre-doux. Cette fois, nous sommes quelque part en Auvergne avec cet « Empty full circulation » qui semble évoquer une histoire autour du château de Randan, une demeure en ruines située à une dizaine de kilomètres de Vichy. Si je peux me permettre une considération personnelle, le nom de Randan évoque toujours le souvenir de mon grand-père, qui y avait trouvé refuge pendant la guerre, après avoir faussé compagnie aux Allemands qui avaient voulu le faire bosser de force dans les usines d’armement de Rhénanie. Se planquer à dix kilomètres de la capitale de la Collaboration, il fallait oser mais c’est dans l’œil du cyclone qu’on est le plus à l’abri.

Toujours est-il que ce château de Randan, illustré sur la pochette intérieure du disque de Jack Dupon, est source de mystère et de crainte. Construit au 13e siècle, redessiné au 16e, il a fini détruit non pas par les révolutionnaires de 1789 mais par un bête incendie en 1925. Depuis, sa silhouette délabrée entourée par d’immenses cheminées lui donne un aspect arachnéen, propice à toutes les peurs. L’album de Jack Dupon n’est pas à proprement dit un disque concept autour de ce château, ses cinq chansons n’ayant pas forcément un lien entre elles. Il y est cependant question de maison détruite (« Broken house »), de bêtes monstrueuses (« The king hedgehog ») ou de créatures fantastiques (« Burst balloon »).

Dans le contenu, nous retrouvons toujours le style progressif nerveux et tendu qui est la marque de fabrique de Jack Dupon, toujours animé par Thomas Larsen (batterie), Gregory Pozzoli (guitare et chant), Arnaud M’Doihoma (basse et chant) et le vétéran Philippe Prebet (guitare et chant). On oscille entre la musique zeuhl des années 70, quelque part entre la grandiloquence de Magma et les facéties de Gong. La scansion quelque peu hachée des paroles est une constante sur tous les morceaux de l’album, sauf pour « Six feet in Randan » puisque c’est un instrumental. Ceci aboutit à très peu détacher les morceaux les uns des autres et crée une certaine homogénéité des chansons, théâtrales dans leur interprétation et anarchiques dans leur composition musicale.

Pour qui connaît les œuvres précédentes de Jack Dupon, on dira que l’effet de surprise est passé et que le groupe commet ici un album peu original par rapport à ses premiers disques. Mais l’atmosphère propre à Jack Dupon demeure ici et l’on peut sans difficultés se laisser entraîner avec plaisir dans son univers peu conventionnel.

François Becquart  Music in Belgium

Les revoili-voilou, nos quatre Clermontois déglingoss pas tant que ça ! Cinquième album, pour une carrière (je sais que le mot les fera marrer) débutée en 2006, et ce qu’il semblerait désormais être un passeport pour l’internationaaaaallllll ! Entendez nous bien: label britannique, et textes EN ANGLAIS !…Gardons notre sérieux, voulez-vous ? Pour tout novice se trouvant face à cette page immatérielle, Jack Dupon est un foutoir musical particulièrement jouissif, flanqué de deux guitares fébriles et obsédantes, maîtrisant (mine de rien) un catalogue impressionnant de riffs et rythmiques, pour un menu furieusement furibard. Non, c’est pas du métal, comme ça le tri est fait… Le curseur serait plutôt à l’opposé, disons post oulipo punkoïde… Deux pistoleros donc, épaulés par une section rythmique tout aussi exultante et habile. Deux chanteurs-proclameurs-ricaneurs au micro, tenant guitare et basse respectivement. Décrire leur univers est soit stupide (car impossible), soit compliqué. Il n’en ressort pas moins de fortes propensions à la dissonance (Crimson dans ses pires jours !), au rock hypnotique, comme une sorte de math rock bien arrosé, et le tout sous-tendu d’ironie dadaïste, voire souvent faussement absurde. C’est comme si, dans une certaine mesure, Magma avait décidé de se marrer en se foutant de tout… Vous voyez le truc?

Pas évident de faire évoluer ou progresser un tel univers, après déjà quatre albums, un live et deux DVDs (dont le dernier est soit dit en passant un chef d’œuvre, tant musical que visuel) sans tomber dans la redite, ni l’outrance, quoique dans ce domaine, ils n’ont vraiment peur de rien ! Et bien on peut d’entrée déclarer que Empty Full Circulation est l’album du renouveau. Si le premier morceau évolue dans le style déjà si reconnaissable du quatuor, la suite va s’avérer pleine de surprises, et dans le très bon sens. C’est que la mélodie y fait véritablement son entrée, et avec un certain bonheur de surcroît, alors on met sa ceinture ! On y surprend même nos internés en train de chanter ! Si si ! Des vrais refrains tombent, çà et là, sans que la moindre concession ne soit faite aux canons du commercial. Faut le faire ! On pourrait même dire que la musique y gagne en force, en cohérence, et peut-être en éclat. On pense à Crimson, bien sûr (acidité et folie des riffs, comme d’hab, renouvelés par de nouveaux arpèges parfois mélancoliques !) mais aussi à Devo (« The King Hedgehog »), avec cette même propension à l’entre-deux, entre rires et frayeur, le tout toujours aussi charpenté de groove sous psychotropes. On y plane carrément à certains moments, comme dans la splendide section centrale de « Six Feet In Randan », le morceau peut-être le plus réussi du disque. Les paroles anglophones, prononcées avec un accent bien assumé prolongent la bizarrerie ou le quotidien du propos (« Flower Way ») avec le même plaisir que dans la langue de Molière auparavant. Il sera question d’amitié, de vieille demeure pourrie comme le montre l’intérieur du digipack, de meurtre domestique, de fantôme… Tout est réussi (encore !), voire même transcendé. La musique apparaît construite et contrastée, peut être comme jamais. Les amoureux d’avant-garde lysergique seront aux anges, et les curieux très réjouis de goûter à cette dinguerie si talentueuse. De plus, pour couronner l’enfoncement du clou de la cerise, l’album affiche une durée d’une quarantaine de minutes, gommant un défaut de longueur jusqu’ici un peu récurrent. L’essayer c’est l’adopter. Alors c’est tout bon ! Vive la France ! Enfin, celle-ci… Jusqu’où n’iront-ils pas?

L’album de la maturité.

Von: Siggy Zielinski @ (Rezension 1 von 2)

Schon mal die Geschichte von The King Hedgehog, dem königlichen Igel aus der Stadt namens Randan gehört? Aus Randan sollen doch seltsame Geschichten um eine Schlossruine, eine tote Frau und einen Igel von edler Abstammung stammen! Wirklich noch nichts davon gehört? Halb so schlimm, die leicht exzentrischen Franzosen von Jack Dupon haben diesen Geschichten ihr Album „Empty full circulation“ gewidmet. Da fühlt man sich doch bestens informiert, wenn Jack Dupon ein Konzeptalbum über den berühmt-berüchtigten King Hedgehog aus Randan abliefern.

Die bekannten Jack Dupon-Merkmale sind noch alle da, die komödiantisch angelegten Sprechgesänge, eine zugleich diszipliniert und lässig-schräg wirkende Schlagzeug- und Bass-Arbeit und nicht zuletzt die beiden Gitarren, die gerne ein Geflecht aus komplexen Figuren präsentieren. Aus diesen Zutaten entstehen auf „Empty full circulation“ mal wieder die unverkennbaren Jack Dupon-Kompositionen. Voller Wendungen, gerne dissonant, betont skurril und trotz derart fortgeschrittener Komplexität scheinbar mühelos gespielt.

Das Quartett kann auch anders, als sprunghaft wirkende Stücke komponieren, wie es sich in den repetitiven und trancigen Passagen von « Six feet in Randan » zeigt.

Diesmal aber wird ausgiebiger (und für Jack Dupon-Verhältnisse) etwas konventioneller als sonst gesungen. Es gibt nämlich längere Texte in englischer Sprache, die vermittelt werden müssen.

Für Freunde des Genres (in diesem Fall manchmal auch „Zeuhl-Punk“ genannt) dürfte das vorliegende Album noch einen Beweis für die These darstellen, dass ein Planet, auf dem Jack Dupon keine kommerziellen Erfolge feiern, offenbar weitgehend ohne intelligente Lebensformen auskommt.

Von: Thomas Kohlruß @ (Rezension 2 von 2)

More of the same… das wird ja meist nicht unbedingt lobend gebraucht. Auch wenn es eigentlich nur beschreibt, dass der Künstler eben das macht, was er besonders gut kann. Aber irgendwie stehen wir Prog-Nerds halt doch immer auf „Entwicklung“, auch wenn wir dann wieder Retro-Prog lieben. Was soll’s, der Inkonsequenz gehört die Welt. Und so ist es natürlich auch so, dass man eine nahezu klassische „more of the same“-Band loben kann…

Jack Dupon haben ein neues Album am Start… und, man kann es schon der Kollegen-Rezension oben entnehmen, das klingt überwiegend so, wie Jack Dupon eben so klingen. Lustige Gesänge, gerne mal im Chor, gerne auch mal geradezu hingebellt (wobei sie das hier stark reduziert haben), kreischende Gitarren, die verzwirbelte Instrumental-Ornamentik betreiben und eine hyper-aktive Rhythmusgruppe mit treibendem, groovenden Schlagzeug und bollerndem Bass. Aber die Spielfreude der Franzosen bei ihrem Tun ist förmlich greifbar, wenn die Musik aus den Boxen quillt. Und wer wollte da angehörs dieses überschäumenden Zeuhl-RIO-Punk-Progs als kritischer Korinthenkacker daherkommen? Lieber genießt man mit einem Dauergrinsen die Show der sympathisch-verschrobenen Franzosen. Das „Empty full circulation“ dann auch noch etwas zugänglicher als die früheren Werke der Franzosen ist, macht die Sache vielleicht noch besser.

Merke: Wenn Zwei dasselbe tun, ist es doch nicht immer das Gleiche. Es gibt eben Musik, die nutzt sich schneller ab und andere, deren Unterhaltungswert scheint irgendwie für die Ewigkeit gemacht. Jack Dupon zeigen sich mit „Empty full circulation“ also sowohl traditionsbewusst (was die eigene Tradition anbelangt), aber eben auch zeitgemäß und vielleicht gar zukunftsweisend, weil sie ihre Musik so überzeugend und freudig darbieten. Spaß! Spaß! Spaß!

http://www.babyblaue-seiten.de/album_15684.html

Con questo nuovo disco dei francesi Jack Dupon ho ritrovato il mio vecchio amore per il prog ed in particolare quel prog “acido” che fu caratteristico della psidechelia dgli anni 60/70.

Una musica complessa ed allo stesso tempo ludica che ci accompagna in classici paesaggi onirici e favolistici incentrati attorno alla città chiamata Randan, vicino a Vichy, ed al suo castello diroccato nella misteriosa foresta … immerso nella leggenda. Una leggenda fatta di paure, di morti ammazzati, di incendi, di rovine “simboliche” (illustrate anche all’interno della copertina)…

Un racconto (storytelling si direbbe oggi) fatto di episodi e personaggi non necessariamente legati tra loro, se non per il sapore fantastico dell’elemento di raccordo, le rovine “sgarrupate” dal fuoco. Non un concept, quindi, ma una serie di racconti sullo stesso tema. Racconti, come la stessa band ci rivela, che si possono “cantare vicino al camino dai bambini di qualsiasi fede ed orientamento sessuale”.

Passiamo alla musica. Le tracce mantengono la vena progressive dei precedenti lavori della band, sulla scia del rock di matrice psichedelico-jazz dei Gong o dei meno noti Smell of Incense. Un approccio sincopato alla costruzione dei brani rende omaggio all’ottimo lavoro della base ritmica di Thomas Larsen alla batteria ed Arnaud M’Doihoma al basso: un continuo fraseggio precisissimo e coinvolgente che sorregge l’ascolto anche nei momenti meno felici di una trama melodica complessa ed un timbro vocale aspro e gutturale.

Una musica fatta di nervi, di ripetizioni ossessive di pattern, talvolta flebili e talvolta dirompenti (che mi ricordano i Magma) che rispetta le caratteristiche di follia e di imprevedibilità che da sempre hanno contraddistinto i Jack Dupon.

Una musica che non sai mai come “girerà”, cosa verrà dopo … che sorprende per i passaggi tra una stanza sonora e l’altra. Cinque brani lunghi e dalla complessa struttura in cui spicca “Broken House” che inizia richiamando l’immagine di una catena di montaggio con basso e tastiera a scandire il tempo ed accompagnare la melodia tra il cantato ed il parlato … Intrigante anche la strumentale “Six feet random” che ricorda sonorità vicine al progressive rock nordico degli anni 90 (Anekdoten, Landberk, Isildur Banes e compagnia bella) piena di cellule ritmiche a volte ossessive intervallate da momenti di sospensione evocativa.

Ma tutto l’album rimane su buoni livelli, con un’atmosfera diversa da quelle che di solito si ascoltano. Un disco ben congegnato e ben suonato, per amatori del genere.

Scritto da Gianluca Renoffio – Lunedi 23 Maggio 2016 – artistsandbands.org